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Comment arrêter de se mettre la pression ? 10 conseils pour lâcher prise

Vous avez parfois l’impression de ne jamais en faire assez ? Vous vous mettez la pression pour réussir, pour ne pas décevoir, pour ne pas faire d’erreur ou simplement pour avoir le sentiment d’avoir “bien fait” ?

Se mettre un peu de pression peut parfois aider à avancer. Mais lorsque cette pression devient permanente, elle peut finir par prendre beaucoup de place : vous pensez constamment à ce que vous auriez dû faire, vous culpabilisez lorsque vous vous reposez et vous avez du mal à profiter de vos réussites.

Comment arrêter de se mettre autant la pression ? Comment apprendre à faire les choses sérieusement sans chercher constamment à faire mieux ? Et surtout, comment lâcher prise sans avoir l’impression de devenir moins ambitieux(se) ?

Dans cet article, découvrez 10 conseils concrets pour réduire la pression que vous vous imposez, retrouver davantage de sérénité et construire un rapport plus équilibré avec vos objectifs.

Pourquoi est-ce que je me mets autant la pression ?

Avant de chercher comment arrêter de se mettre la pression, il peut être utile de comprendre d’où vient cette exigence.

La pression que vous ressentez n’apparaît généralement pas par hasard. Elle peut être liée à votre personnalité, à vos expériences, à votre environnement ou aux attentes que vous avez progressivement développées envers vous-même.

Vous pouvez par exemple avoir appris à associer la réussite à la reconnaissance : “Si je réussis, je serai fier(ère) de moi et les autres seront fiers de moi.”

Vous pouvez également avoir développé une peur de l’échec : “Si je rate, cela signifie que je ne suis pas à la hauteur.”

Dans certains cas, cette pression est liée au perfectionnisme ou à l’anxiété de performance. Vous cherchez alors à contrôler votre résultat, à éviter les erreurs et à atteindre des standards particulièrement élevés.

👉 Pour comprendre plus précisément le lien entre perfectionnisme, peur de l’échec et anxiété de performance, consultez notre article dédié : Perfectionnisme et anxiété de performance : test et solutions.

La peur de l'échec peut-elle expliquer cette pression ?

Oui. Lorsque l’échec est perçu comme quelque chose de très négatif, vous pouvez chercher à l’éviter à tout prix.

Vous pouvez alors travailler davantage, vérifier plusieurs fois votre travail, préparer toutes les éventualités ou refuser de prendre certains risques.

Le problème est que ces comportements peuvent vous rassurer à court terme tout en renforçant votre peur à long terme.

Vous pouvez finir par penser : “Si je dois autant travailler pour être sûr(e) de réussir, c’est que je ne suis peut-être pas capable de réussir autrement.”

La pression augmente alors progressivement.

Comment savoir si je me mets trop de pression ?

Se mettre la pression n’est pas forcément problématique. Tout le monde peut ressentir du stress avant un examen, un entretien, une présentation ou une échéance importante.

La question est plutôt de savoir quelle place cette pression prend dans votre vie.

Vous pouvez être concerné(e) par une pression excessive si :

  • vous avez constamment l’impression de ne pas en faire assez ;
  • vous culpabilisez lorsque vous vous reposez ;
  • vous avez du mal à reconnaître vos réussites ;
  • vous pensez davantage à vos erreurs qu’à ce que vous avez réussi ;
  • vous avez peur de décevoir les autres ;
  • vous passez énormément de temps à vérifier votre travail ;
  • vous procrastinez parce que vous avez peur de mal faire ;
  • vous avez du mal à déléguer ;
  • vous vous comparez constamment aux autres ;
  • vous êtes épuisé(e) par vos propres exigences ;
  • vous avez du mal à “couper” après le travail ou les études.


Vous vous reconnaissez dans ces situations ?

Vous vous demandez si cette pression constante pourrait être liée à un perfectionnisme important ou à une anxiété de performance ?

👉 Faites le test du perfectionnisme et de l’anxiété de performance pour mieux comprendre votre fonctionnement et identifier les signes qui peuvent vous concerner.

Comment arrêter de se mettre autant la pression ?

Il n’existe pas une méthode magique pour arrêter instantanément de se mettre la pression. En revanche, certains changements peuvent progressivement modifier votre rapport à la réussite, à l’erreur et à vos propres attentes.

1. Accepter que "suffisamment bien" puisse être suffisant

Lorsque vous avez tendance à vous mettre beaucoup de pression, vous pouvez avoir du mal à considérer une tâche comme terminée.

  • Vous relisez une dernière fois.
  • Puis encore une fois.
  • Vous modifiez un détail.
  • Puis un autre.


Et même lorsque tout est terminé, vous pensez encore à ce qui aurait pu être amélioré.

Pour apprendre à moins se mettre la pression, il peut être utile de définir à l’avance ce que signifie “suffisamment bien”.

Un travail n’a pas besoin d’être parfait pour être réussi. Une présentation peut contenir une petite hésitation et rester pertinente. Un projet peut comporter quelques imperfections sans être un échec.

L’objectif n’est pas de devenir moins sérieux(se), mais de sortir progressivement du “toujours plus”.

2. Arrêter de confondre erreur et échec

Une erreur n’est pas nécessairement un échec.

Pourtant, lorsque vous vous mettez beaucoup de pression, vous pouvez avoir tendance à interpréter une erreur comme une preuve que vous n’êtes pas suffisamment compétent(e).

Vous pouvez vous dire :

  • “J’aurais dû faire mieux.”
  • “Je n’aurais pas dû me tromper.”
  • “Tout le monde va penser que je suis nul(le).”


Essayez progressivement de remplacer ces pensées par une interprétation plus équilibrée :

“Je me suis trompé(e), mais cela ne remet pas en question toutes mes compétences.”

Cette distinction est importante pour réduire la peur de l’échec et l’anxiété liée à la performance.

Vous pouvez faire une erreur et rester compétent(e). Vous pouvez rater quelque chose et continuer à avancer. Vous pouvez également décevoir quelqu’un sans que cela signifie que vous êtes une mauvaise personne.

3. Fixer des objectifs réalistes

Lorsque vous avez l’habitude de vous mettre la pression, vos objectifs peuvent être particulièrement élevés.

Le problème n’est pas d’avoir de l’ambition. Le problème apparaît lorsque vos objectifs deviennent tellement exigeants qu’ils sont impossibles à atteindre sans vous épuiser.

Au lieu de vous demander : “Comment faire parfaitement ?”

Essayez de vous demander : “Qu’est-ce qui serait réaliste et suffisamment satisfaisant ?”

Vous pouvez également découper un objectif important en plusieurs étapes.

Cette méthode permet de diminuer la sensation d’être constamment en retard ou de ne jamais en faire assez.

L’objectif est de conserver votre ambition tout en supprimant l’idée selon laquelle vous devez toujours dépasser vos propres limites pour réussir.

4. Apprendre à distinguer ce qui dépend de vous

Une grande partie de la pression vient parfois du besoin de contrôler des éléments qui ne dépendent pas entièrement de vous.

Vous pouvez contrôler :

  • le temps que vous consacrez à une tâche ;
  • votre préparation ;
  • vos efforts ;
  • votre organisation ;
  • votre manière de communiquer.


Mais vous ne pouvez pas contrôler totalement :

  • la réaction des autres ;
  • leur opinion de vous ;
  • les imprévus ;
  • les résultats exacts d’une situation ;
  • les décisions d’autres personnes.


Lorsque vous essayez de tout anticiper, votre cerveau peut rester constamment en état d’alerte.

Vous pouvez donc vous demander :

“Qu’est-ce qui dépend réellement de moi dans cette situation ?”

Puis concentrer votre énergie sur cette partie.

C’est une manière concrète de réduire la pression mentale sans renoncer à agir.

5. Arrêter de se comparer aux autres

Les réseaux sociaux, les études ou encore le monde professionnel peuvent facilement renforcer la comparaison.

Vous voyez la réussite de quelqu’un et vous comparez votre quotidien à son meilleur résultat.

Vous vous dites peut-être :

  • “Il/elle a déjà réussi ça à mon âge.”
  • “Pourquoi je n’en suis pas encore là ?”
  • “Je devrais faire davantage.”


Mais cette comparaison ne tient pas compte des différences de contexte, de parcours, de ressources ou de difficultés.

Elle peut surtout alimenter l’idée que vous n’en faites jamais assez.

Pour arrêter de se mettre la pression, il peut être plus utile de comparer votre situation actuelle à celle d’il y a quelques mois plutôt qu’à celle des autres.

  • Qu’avez-vous appris ?
  • Qu’avez-vous réussi ?
  • Qu’est-ce qui a changé ?


Cette manière de regarder votre progression peut vous aider à construire une vision plus réaliste de vos capacités.

6. Faire des pauses sans culpabiliser

Vous avez peut-être déjà pensé : “Je me reposerai quand j’aurai terminé.”

Le problème, c’est que la liste des choses à faire ne se termine jamais vraiment.

Si vous attendez d’avoir absolument tout terminé pour vous autoriser à souffler, vous risquez de repousser indéfiniment vos moments de repos.

Le repos n’est pourtant pas une récompense que vous devez mériter.

Il fait partie de votre équilibre.

Faire une pause ne signifie pas être paresseux(se), manquer d’ambition ou perdre du temps. Au contraire, apprendre à alterner périodes d’effort et périodes de récupération peut vous aider à préserver votre énergie sur le long terme.

Si vous ressentez une fatigue mentale importante, une tension constante ou des difficultés à vous détendre, cela peut également être intéressant d’explorer ce qui entretient cette pression.

7. Limiter les vérifications et le besoin de perfection

Lorsque vous avez peur de mal faire, vous pouvez multiplier les vérifications.

  • Relire un mail plusieurs fois.
  • Vérifier un dossier encore et encore.
  • Réfléchir pendant vingt minutes à la formulation d’un message.
  • Revenir sur une décision que vous aviez pourtant déjà prise.


Ces comportements peuvent vous rassurer temporairement. Mais ils peuvent aussi renforcer l’idée que vous ne pouvez pas faire confiance à votre première décision.

Une manière de travailler sur ce fonctionnement consiste à réduire progressivement les vérifications inutiles.

Par exemple, vous pouvez décider de relire un document deux fois plutôt que cinq, puis d’accepter de l’envoyer.

Au départ, cela peut provoquer de l’inconfort. Mais apprendre à tolérer cette sensation sans retourner vérifier peut progressivement vous aider à retrouver davantage de liberté.

8. Apprendre à tolérer l'imperfection

Lâcher prise ne signifie pas devenir indifférent(e).

Il s’agit plutôt d’accepter que certaines choses puissent être imparfaites sans que cela ait de conséquences catastrophiques.

  • Vous pouvez commencer avec de petites situations.
  • Ne pas corriger immédiatement une petite erreur.
  • Envoyer un message sans le relire dix fois.
  • Accepter qu’une présentation ne soit pas parfaite.
  • Porter une tenue sans vous demander constamment si elle convient.
  • Terminer une tâche lorsqu’elle répond à l’objectif prévu, plutôt que lorsque chaque détail est irréprochable.


Ces petites expériences peuvent vous permettre de constater que l’imperfection est généralement beaucoup moins dangereuse que ce que votre anxiété vous laisse imaginer.

👉 Si cette difficulté à accepter l’erreur s’accompagne d’une forte peur de l’échec ou d’une pression constante pour réussir, notre article sur le perfectionnisme et l’anxiété de performance vous permettra d’aller plus loin sur ces mécanismes.

9. Modifier la manière dont vous vous parlez

Votre dialogue intérieur peut avoir une influence importante sur la pression que vous ressentez.

Imaginez que vous veniez de terminer une présentation.

Votre première pensée est : “J’ai bafouillé à un moment, c’était nul.”

Vous pourriez pourtant reformuler : “J’ai été stressé(e), mais j’ai réussi à aller jusqu’au bout et certaines parties se sont très bien passées.”

Cette différence peut sembler minime, mais elle change la manière dont vous interprétez votre expérience.

Lorsque vous remarquez une pensée très critique, essayez de vous demander : “Est-ce que je parlerais de cette manière à quelqu’un que j’aime ?”

Si la réponse est non, essayez de reformuler votre pensée avec davantage de réalisme.

Le but n’est pas de se répéter des phrases positives auxquelles on ne croit pas. Il s’agit plutôt d’apprendre à avoir un discours intérieur plus juste et moins systématiquement critique.

10. Se faire accompagner par un psychologue

Parfois, malgré tous les conseils que vous pouvez appliquer seul(e), la pression reste très présente.

Vous avez beau essayer de relativiser, vous continuez à avoir peur de l’échec.

Vous savez que vous devriez lâcher prise, mais vous n’y arrivez pas.

Vous avez conscience que vos exigences sont excessives, mais elles semblent impossibles à modifier.

Dans ce contexte, consulter un psychologue peut permettre d’aller plus loin.

Un professionnel peut vous aider à comprendre l’origine de certaines croyances, à identifier les mécanismes qui entretiennent votre pression et à expérimenter progressivement d’autres façons de fonctionner.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) peuvent notamment être utilisées pour travailler sur certaines pensées anxieuses, les comportements d’évitement, la peur de l’échec et les exigences excessives envers soi-même.

👉 Vous souhaitez être accompagné(e) par un psychologue TCC ? Découvrez les psychologues TCC proposés par Domy et trouvez un professionnel adapté à votre situation.

Comment arrêter de se mettre la pression au travail ?

Le perfectionnisme au travail peut être particulièrement difficile à repérer parce qu’il est souvent valorisé.

Être sérieux(se), impliqué(e), organisé(e) et attentif(ve) est généralement considéré comme positif.

Mais lorsque vous avez constamment besoin de faire plus, de rester plus longtemps ou de vérifier chaque détail, cette exigence peut finir par vous épuiser.

Vous pouvez par exemple :

  • avoir peur de rendre un travail imparfait ;
  • avoir du mal à déléguer ;
  • répondre à vos mails en dehors de vos horaires ;
  • culpabiliser lorsque vous partez à l’heure ;
  • accepter trop de tâches ;
  • avoir peur de décevoir votre responsable ;
  • penser au travail pendant vos moments de repos.


Dans ce cas, arrêter de se mettre la pression au travail peut notamment passer par une meilleure définition de vos priorités et de vos limites.

Vous pouvez vous demander : “Qu’est-ce qui est réellement attendu de moi ?” et non : “Comment pourrais-je faire encore mieux ?”

Cette nuance peut permettre de distinguer une implication saine d’une exigence qui devient épuisante.

Comment arrêter de se mettre la pression dans ses études ?

Les études peuvent également favoriser une forte anxiété de performance.

Vous pouvez avoir l’impression que chaque note est déterminante, que vous devez toujours faire mieux ou que les résultats définissent votre niveau.

Cela peut conduire à travailler pendant des heures sans parvenir à avoir le sentiment d’en faire suffisamment.

Paradoxalement, cette pression peut également favoriser la procrastination : si vous avez peur de ne pas réussir parfaitement, commencer devient difficile.

Pour réduire cette pression, vous pouvez essayer de vous fixer des objectifs précis et réalistes, de prévoir des temps de repos et de vous concentrer sur votre progression plutôt que sur une comparaison permanente avec les autres.

👉 Si votre stress concerne particulièrement les examens, les évaluations ou la peur de ne pas être à la hauteur, vous pouvez également consulter notre article sur le perfectionnisme et l’anxiété de performance.

Est-ce que lâcher prise signifie devenir moins ambitieux(se) ?

Non. C’est une idée importante lorsque l’on cherche comment arrêter de se mettre la pression.

Vous pouvez avoir envie de réussir, être ambitieux(se), aimer le travail bien fait et continuer à vouloir progresser sans pour autant vivre dans une pression permanente.

L’objectif n’est pas de passer de : “Je dois absolument réussir.” à : “Je m’en fiche complètement.”

Il existe un espace entre les deux.

Vous pouvez penser :

“J’ai envie de réussir et je vais faire de mon mieux, mais mon résultat ne définit pas ma valeur.”

Cette distinction permet de conserver vos ambitions tout en réduisant la peur qui peut les accompagner.

Comment ne plus avoir peur de l'échec ?

Pour diminuer la peur de l’échec, il peut être nécessaire de modifier progressivement ce que l’échec représente pour vous.

Si vous pensez qu’échouer signifie être incompétent(e), décevoir les autres ou perdre votre valeur, il est logique que vous cherchiez à éviter l’échec à tout prix.

Mais un échec peut également être une expérience, une information ou une étape dans un apprentissage.

Vous pouvez donc vous demander :

“Si j’échoue, qu’est-ce qui se passera réellement ?”

Puis distinguer les conséquences réelles des scénarios catastrophiques imaginés.

Cette réflexion peut être particulièrement utile lorsque votre anxiété de performance vous pousse à éviter certaines situations.

Quand est-il nécessaire de consulter un psychologue ?

Se mettre la pression occasionnellement est normal. En revanche, une consultation peut être intéressante lorsque cette pression devient durable, difficile à contrôler ou source de souffrance.

Vous pouvez notamment envisager de consulter si :

  • vous êtes constamment anxieux(se) face à vos responsabilités ;
  • votre peur de l’échec vous empêche d’agir ;
  • vous procrastinez régulièrement par peur de mal faire ;
  • votre perfectionnisme vous épuise ;
  • vous avez du mal à dormir à cause de vos préoccupations ;
  • vous vous dévalorisez après chaque erreur ;
  • votre rapport à la performance affecte vos relations ou votre travail ;
  • vous n’arrivez plus à profiter des moments de repos.


Un psychologue pourra vous aider à comprendre ce qui se joue derrière cette pression et à déterminer avec vous les objectifs d’un accompagnement.

Comment trouver un psychologue TCC avec Domy ?

Lorsque vous souhaitez travailler sur une pression constante, une peur de l’échec, du perfectionnisme ou de l’anxiété de performance, le choix du psychologue est une étape importante.

Chez Domy, nous avons créé un questionnaire d’orientation pour vous aider à trouver un professionnel correspondant à votre situation et à vos besoins.

L’objectif est de vous permettre de commencer votre recherche avec davantage de repères, plutôt que de devoir parcourir seul(e) une multitude de profils.

Si une TCC semble adaptée à votre situation, vous pouvez également vous orienter vers des psychologues qui pratiquent cette approche.

👉 Découvrez les psychologues TCC de Domy et commencez votre recherche d’un accompagnement psychologique adapté.

FAQ : Comment arrêter de se mettre la pression ?

Pourquoi est-ce que je me mets autant de pression ?

Se mettre beaucoup de pression peut avoir plusieurs origines. Cela peut notamment être lié à la peur de l’échec, au besoin de répondre aux attentes des autres, à une forte exigence envers soi-même ou à la volonté de garder le contrôle sur les situations. Certaines personnes ont également appris au fil de leur parcours à associer leur réussite à leur valeur personnelle : lorsqu’elles réussissent, elles se sentent à la hauteur ; lorsqu’elles échouent, elles se dévalorisent.

Cette pression peut être ponctuellement utile pour se mobiliser, mais lorsqu’elle devient permanente, elle peut entraîner stress, fatigue mentale, anxiété et épuisement. Comprendre ce qui déclenche cette pression est souvent une première étape pour apprendre progressivement à la réduire.

La pression devient problématique lorsqu’elle commence à avoir un impact sur votre bien-être ou votre quotidien. Vous pouvez par exemple avoir l’impression de ne jamais en faire assez, culpabiliser lorsque vous vous reposez, avoir du mal à reconnaître vos réussites ou passer beaucoup de temps à vérifier votre travail.

Vous pouvez également ressentir une peur importante de faire une erreur, repousser certaines tâches par peur de ne pas réussir ou avoir constamment besoin de vous améliorer. Des difficultés à dormir, une fatigue persistante ou l’impossibilité de “déconnecter” après le travail ou les études peuvent également être des signes que cette pression prend trop de place.

Pour arrêter de se mettre la pression au quotidien, il peut être utile de commencer par modifier progressivement vos attentes envers vous-même. Plutôt que de chercher systématiquement à faire mieux, essayez de définir ce qui est réellement attendu et ce qui est simplement une exigence supplémentaire que vous vous imposez.

Vous pouvez également apprendre à distinguer ce qui dépend de vous de ce qui ne dépend pas de vous, accepter de faire des pauses et vous fixer des objectifs réalistes. Le but n’est pas de ne plus avoir d’ambition, mais de ne plus considérer chaque erreur ou imperfection comme un problème majeur.

Lorsque vous avez l’habitude de fonctionner sous pression, vous pouvez avoir l’impression que vous devez constamment être productif(ve). Un moment de repos peut alors être interprété comme du temps “perdu”, alors qu’il est essentiel à votre récupération physique et mentale.

Pour réduire cette culpabilité, essayez de considérer le repos comme une partie normale de votre équilibre plutôt que comme une récompense après avoir terminé toutes vos tâches. La liste des choses à faire étant rarement complètement terminée, attendre d’avoir tout accompli avant de vous reposer risque de vous maintenir dans une pression permanente.

La peur de faire des erreurs peut devenir particulièrement importante lorsque vous associez une erreur à un échec personnel. Vous pouvez alors chercher à tout vérifier, repousser certaines décisions ou éviter des situations dans lesquelles vous pourriez être évalué(e).

Pour diminuer cette peur, il peut être utile de remettre en question les conséquences que vous imaginez. Demandez-vous : “Que se passerait-il réellement si je faisais cette erreur ?” et “Est-ce que cette erreur remettrait réellement en cause mes compétences ?”

Apprendre progressivement à tolérer de petites imperfections peut vous aider à constater qu’une erreur est généralement beaucoup moins grave que ce que vous aviez anticipé.

Le besoin de contrôle peut donner l’impression de protéger contre les imprévus. Vous pouvez chercher à anticiper toutes les possibilités, organiser chaque détail ou vérifier constamment que tout se déroule comme prévu.

Pour apprendre à lâcher prise, vous pouvez commencer par identifier les éléments que vous pouvez réellement contrôler. Vos actions, votre préparation et vos décisions dépendent en partie de vous. En revanche, vous ne pouvez pas contrôler complètement les réactions des autres, les imprévus ou les résultats d’une situation.

Accepter progressivement cette part d’incertitude permet de diminuer la quantité d’énergie consacrée à l’anticipation et au contrôle.

La pression au travail peut être liée à la peur de décevoir, au perfectionnisme, à la difficulté à dire non ou au sentiment de devoir constamment prouver sa valeur. Vous pouvez par exemple avoir du mal à déléguer, travailler au-delà de vos horaires ou vérifier plusieurs fois une tâche déjà terminée.

Pour réduire cette pression, commencez par distinguer les exigences réellement liées à votre poste de celles que vous vous imposez personnellement. Fixer des priorités, accepter qu’une tâche soit suffisamment bien réalisée et apprendre à poser certaines limites peuvent progressivement réduire la pression professionnelle.

Si cette pression s’accompagne d’une forte peur de l’échec ou d’une anxiété importante face au regard des autres, un accompagnement psychologique peut également être utile.

La pression scolaire ou universitaire peut être liée aux résultats, à la comparaison avec les autres ou à la peur de ne pas être à la hauteur. Vous pouvez avoir l’impression de devoir toujours travailler davantage, même lorsque vous avez déjà beaucoup étudié.

Cette pression peut parfois avoir l’effet inverse de celui recherché : la peur de ne pas réussir parfaitement peut favoriser la procrastination, les blocages ou les difficultés de concentration. Pour mieux la gérer, essayez de vous fixer des objectifs réalistes, de prévoir des temps de récupération et de vous concentrer sur votre progression plutôt que sur une recherche permanente de perfection.

Une pression importante et prolongée peut participer au maintien d’un état de stress ou d’anxiété, notamment lorsque vous anticipez constamment les problèmes, craignez de faire une erreur ou cherchez à contrôler toutes les éventualités.

Vous pouvez alors avoir des pensées répétitives, des difficultés à vous détendre, une tension physique ou une impression d’être constamment en alerte.

Si vous souhaitez mieux comprendre les différents mécanismes de l’anxiété, ses manifestations et les situations dans lesquelles elle peut devenir problématique, vous pouvez consulter notre article dédié aux troubles anxieux.

Et si votre anxiété est particulièrement liée à la réussite, au jugement ou à la peur de ne pas être à la hauteur, notre article sur le perfectionnisme et l’anxiété de performance peut vous aider à approfondir ce sujet et à faire le test.

Il peut être intéressant de consulter un psychologue lorsque la pression que vous vous imposez devient difficile à gérer seul(e) ou qu’elle affecte durablement votre quotidien. Cela peut notamment être le cas si vous êtes constamment épuisé(e), si vous avez peur de l’échec, si vous vous dévalorisez régulièrement ou si vous n’arrivez plus à profiter des moments de repos.

Un accompagnement psychologique peut vous aider à comprendre pourquoi vous vous mettez autant de pression, à identifier les pensées et comportements qui entretiennent ce fonctionnement et à développer des stratégies plus adaptées.

Les thérapies cognitivo-comportementales (TCC) peuvent notamment être utilisées pour travailler sur certaines pensées anxieuses, les comportements d’évitement, la peur de l’échec et les exigences excessives envers soi-même.

Conclusion : arrêter de se mettre la pression, sans renoncer à ses ambitions

Arrêter de se mettre la pression ne signifie pas arrêter de vouloir réussir.

Vous pouvez rester ambitieux(se), impliqué(e) et exigeant(e) tout en apprenant à accepter qu’une erreur ne remet pas en question votre valeur et qu’un résultat n’a pas besoin d’être parfait pour être satisfaisant.

La première étape consiste souvent à repérer les moments où votre exigence vous aide réellement et ceux où elle vous épuise.

Vous n’avez pas besoin de tout contrôler, de tout anticiper ou de réussir parfaitement pour être à la hauteur.

Et si vous avez l’impression de ne plus réussir à diminuer cette pression seul(e), un accompagnement psychologique peut vous aider à comprendre les mécanismes qui l’entretiennent et à retrouver progressivement un fonctionnement plus serein.

👉 Vous souhaitez apprendre à mieux gérer votre anxiété, votre perfectionnisme ou votre peur de l’échec ? Découvrez les psychologues TCC proposés par Domy et trouvez un accompagnement adapté à vos besoins.

Pourquoi faire confiance à Domy pour apprendre à mieux gérer la pression que vous vous imposez ?

Lorsque la pression que l’on se met au quotidien, la peur de l’échec ou la difficulté à lâcher prise commencent à prendre trop de place, il n’est pas toujours facile de savoir vers qui se tourner. On peut avoir conscience que l’on se met trop de pression, sans pour autant savoir comment sortir de ce fonctionnement.

Chez Domy, nous avons pour mission de rendre l’accès à un accompagnement psychologique plus simple, plus humain et plus personnalisé. Notre questionnaire d’orientation permet de mieux comprendre votre situation, vos besoins et vos attentes afin de vous aider à trouver un psychologue qui correspond à votre profil.

Le choix du professionnel est une étape importante. Pouvoir parler librement de stress, de pression mentale, de peur de l’échec, de difficultés à lâcher prise ou d’exigences trop importantes envers soi-même nécessite de se sentir suffisamment en confiance avec son psychologue.

Domy vous accompagne dès cette première étape pour vous aider à trouver un professionnel adapté à votre situation, que vous souhaitiez consulter en cabinet ou en visioconférence.

Si votre difficulté à gérer la pression est notamment liée à l’anxiété, au perfectionnisme ou à la peur de la performance, une thérapie cognitivo-comportementale (TCC) peut être une approche à envisager avec un professionnel.

👉 Découvrez nos psychologues spécialisés en TCC et trouvez un accompagnement adapté.

À propos de cet article : cet article a été rédigé par l’équipe éditoriale de Domy et relu par un psychologue diplômé afin de proposer des informations fiables, accessibles et conformes aux connaissances actuelles sur la pression que l’on se met, le perfectionnisme et l’anxiété de performance.